19 octobre

Bienheureux Thomas Hélye

  • Au diocèse d’Avranches, en 1257, le bienheureux Thomas Hélye, de Biville. Maître d’école et véritable apôtre des enfants, il reçut les saints ordres, et peu de temps après se retira dans la solitude.
  • En Espagne, saint Pierre d’Alcantara, franciscain de l’Observance. Très mortifié et favorisé de dons mystiques, il réforma, au milieu de grandes difficultés, la province “de saint Joseph” et fut le conseiller de sainte Thérèse dans la réforme du Carmel. Il mourut le 18 octobre 1562.
  • En 1634, la bienheureuse Agnès de Langeac, moniale dominicaine. Elle apparut de son vivant à Monsieur Olier, et l’encouragea à la fondation des séminaires.
  • Au Canada, les saints martyrs de la Compagnie de Jésus, Isaac Jogues, prêtre, Jean de la Lande et René Goupil, frères coadjuteurs, mis à mort par les Iroquois en septembre 1642 et octobre 1646. Isaac Jogues, supplicié une première fois et libéré, était rentre en Europe et, malgré ses mains mutilés, avait reçu du pape la permission de célébrer le Saint Sacrifice. Revenu aux missions, il fut tué d’un coup de hache.

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Saint Pierre d’Alcantara
Né à Alcantara, en Espagne, Pierre Garavit montra dès l’enfance un naturel doux et agréable, discret, ami de la solitude et de la pauvreté. A 15 ans, il entra chez les Frères Mineurs, se montra un religieux austère, humble, actif, au milieu des extases dont il était favorisé. Ordonné prêtre en 1524, il fut employé soit au ministère évangélique, soit au gouvernement de ses frères. On lui doit en Espagne l’usage des plantations de croix à la suite des missions. Il convertit une multitude de pécheurs, enrôla dans le Tiers-Ordre de saint François des hommes du plus haut rang, fit ériger plusieurs monastères de Clarisses. Surtout, il fut le premier et le principal collaborateur de sainte Thérèse dans la réforme du Carmel : il la soutint à un moment où tout le monde était contre elle. Un jour, en particulier, comme elle rencontrait des oppositions du fait de la pauvreté absolue qu’elle voulait imposer, il lui écrivit : « Je crois fermement à la parole du Maître ; j’estime les conseils évangéliques excellents, parce qu’ils sont divins ; et, tout en reconnaissant qu’ils n’obligent pas sous peine de péché, je crois plus parfait et plus agréable à Dieu de les suivre que de ne les suivre pas. » Saint Pierre d’Alcantara mourut le 18 octobre 1562. Il apparut ensuite à sainte Thérèse et lui dit : « Bienheureuse pénitence qui m’a mérité une si grande gloire ! » Il nous a laissé un Traité de l’Oraison particulièrement célèbre.