16 novembre

Saint Eucher

  • À Lyon, en 530, saint Eucher, d’abord sénateur, puis ermite, enfin évêque de cette ville.
  • En Ecosse, en 1093, sainte Marguerite, reine. Bonne conseillère du roi son époux, elle fut remarquable par ses longues prières, son zèle pour le culte divin, et sa charité envers les pauvres.
  • À Cantorbéry, saint Edmond, évêque. Son zèle pour les droits de son Eglise le fit exiler ; réfugié en France, il se retira chez les Cisterciens, et mourut à Provins en 1240.
  • À Assise, en 1253, sainte Agnès, soeur de sainte Claire, qui dut vaincre comme elle l’opposition de sa famille pour se mettre à la suite de saint François.

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Saint Edmond Rich

Edmund Rich naquit en 1170 à Abingdon à 6 miles au nord d’Oxford, dans une famille modeste et très pieuse, au point que son père se fit moine à Eysham, laissant à sa femme Mabel le soin d’élever leurs deux garçons et leurs deux filles. Mabel s’en acquitta strictement de religieuse austérité. Edmond et Robert firent leurs études à Oxford, puis partirent pour l’université de Paris, dont la célébrité éclipsait toutes les autres. Edmond y mena une vie chaste et laborieuse.
Mais peu avant la fin de ses études, il dut revenir précipitamment à Abingdon pour assister sa mère à son lit de mort. Avant de retourner à Paris, il s’occupa de ses sœurs Margaret et Alice, qu’il fit entrer au monastère de Catesby. Une fois maître ès arts, il devint en 1212 professeur à Oxford où son enseignement fut tout de suite très apprécié. À la suite d’une apparition de sa mère, il décida de se faire ordonner prêtre. Quand en 1215, après le 4ème concile du Latran, le pape Innocent III proclama la 5ème croisade, Edmond Rich s’en fit l’ardent propagateur pour l’Angleterre. Il prêchait d’ailleurs avec beaucoup de succès et, de temps en temps, se permettait quelques miracles.
En 1222, il était nommé trésorier de l’évêché de Salisbury ; il géra convenablement les finances épiscopales, il était très prodigue de ses biens propres en faveur des pauvres, au point d’être parfois dans la gêne. Il se faisait alors héberger à l’abbaye de Merton ! Un certain jour de 1234, il apprit soudain que les moines de Cantorbéry venaient de l’élire archevêque. Non sans répugnance, il finit par accepter, sachant les difficultés qu’il allait rencontrer, tant de la part du pape, que de la part du roi, Henry III, et des moines eux-mêmes, qui formaient le chapitre de la cathédrale. Ces trois puissances s’arrogeaient des droits, s’arrachaient des concessions, se combattaient ou se liguaient, toujours au détriment de l’archevêque-abbé.
Malgré un recours à Rome, auprès de Grégoire IX, la situation se dégrada rapidement et Edmond se décida à quitter la place. Il alla se réfugier au monastère cistercien de Pontigny en Champagne, où il fut accueilli fraternellement et admis dans la communauté. Dans la paix retrouvée, Edmond put achever un court traité ascétique, Spéculum Ecclesiae. Il prêcha un peu aux alentours, guérit une jeune fille à Ligny-le-Châtel. Mais bientôt, épuisé par toutes les épreuves subies, il tomba malade.
Il mourut quelques temps après en 1240 chez les chanoines réguliers au prieuré de Soisy-en-Brie.
Il fut canonisé dès 1246 par le pape Innocent IV.