2 avril

Saint François de Paule

  • Mémoire de saint François de Paule, célèbre par ses austérités, sa charité, ses miracles et son don de prophétie. Il fonda en Calabre l’Ordre des Minimes. Mandé en France parle roi Louis XI, il le prépara à la mort. Il rendit son âme à Dieu près de Tours, en 1507.
  • En Palestine, sainte Marie 1’Egyptienne qui, pendant quarante-huit ans, mena au désert une vie de pénitence extraordinaire. Elle mourut en 422.
  • À Lyon, en 573, saint Nizier, évêque.
  • Aux Philippines, en 1672, saint Pedro Calungsod, catéchiste et martyr. Agé de 17 ans, il fut mis à mort par les païens, en haine de la Foi.

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Saint François de Paule

Francesco François naquit, dans la petite ville de Paule en Calabre, le 27 mars 1416, du couple Giacomo Alessio et Vienna di Fuscaldo. François fut plus l’enfant de la grâce que de la nature, car il vint au monde contre toute espérance de ses parents, et l’on aperçut, pendant la nuit de sa naissance, de vifs jets de lumières sur la toiture de la maison de ses parents, symbole du flambeau qui venait de paraître dans l’Eglise.
L’enfance de ce petit prédestiné fut tout extraordinaire. Il poussa l’humilité jusqu’à vouloir être appelé le plus petit, le minime, parmi les enfants de Jésus-Christ. Les veilles et les abstinences lui furent inspirées du Ciel dès l’âge le plus tendre ; aussitôt après son lever, sa première pensée était de courir à l’église, où il passait la grande partie de ses journées, ne s’ennuyant jamais avec le bon Dieu, comme il disait dans son naïf langage.
Admirons la belle réponse qu’il fit un jour à sa mère, qui le pressait, par un temps froid, de couvrir sa tête en récitant son rosaire : « Maman, lui dit-il, si je parlais à une reine, vous me recommanderiez de me tenir tête nu-tête ; mais la Sainte Vierge n’est-elle pas plus que toutes les reines, puisqu’elle est la Mère de Dieu et la Souveraine de l’univers ? »
Quand il eut treize ans, ses parents le placèrent pour un an dans un couvent de saint François ; sa vertu et sa régularité y furent confirmées par des miracles. Un jour, le frère sacristain l’envoie chercher du feu pour l’encensoir ; il y court et, n’ayant pas d’instrument, remplit sa robe de chardons ardents, qu’il dépose avec les doigts un à un dans l’encensoir, sans avoir ni sur les doigts ni sur son vêtement la moindre trace de brûlure.
À quatorze ans, François se fit ermite et s’enfonça dans un rocher profond, au bord de la mer, résolu d’y vivre et d’y mourir oublié des hommes. Mais Dieu, qui le voulait fondateur d’un ordre religieux, lui envoya une foule de disciples, si bien qu’au bout de six ans il lui fallut bâtir un grand monastère où, nous dit un historien, François fit entrer plus de miracles que de pierres et de pièces de bois.
En 1471, l’Ordre est reconnu par Sixte IV. Il prend ensuite le nom de Religieux minimes c’est à dire des moindres serviteurs de Dieu. À ses frères, il impose une règle fort austère : carême perpétuel, coucher sur la dure, entre autres… il leur apprend que la pénitence n’est rien sans l’humilité ; de là le nom qu’il leur donne.
Il guérit tant de malades, qu’il faisait le désespoir des médecins ; il ressuscita plusieurs morts ; il traversa le bras de mer qui sépare la Calabre de la Sicile sur son manteau, avec deux de ses frères. Mais le plus grand des miracles, c’est sa sainteté elle-même. La nuit, pendant que ses frères dormaient, il priait encore. Il allait toujours nu-pieds, à travers les rochers, la neige et la boue ; le cilice était son vêtement, la terre son lit. À l’imitation de Notre Seigneur, il passa des Carêmes entiers sans prendre de nourriture. Dans toute l’Italie, on parle des vertus du saint et des miracles qu’il opère.
C’est un fait d’histoire que le roi Louis XI, instruit de sa puissance miraculeuse, le fit venir pour obtenir sa guérison d’une maladie mortelle, en 1481. Il demande donc au pape Sixte IV de donner ordre au saint de venir le voir à Plessis-les Tours, espérant un miracle. Le saint lui obtint plus que la santé du corps, il le prépare à mourir en chrétien. Puis il reste en France, fondant des monastères dans toute l’Europe.
François mourut en France, dans le monastère qu’il avait fondé au Plessis-les Tours, le vendredi saint, 2 avril 1507, à 3 heures de l’après midi, il avait 91 ans. Pendant la révolution religieuse du 16ème siècle, sa dépouille mortelle est brûlée par des réformés.