12 novembre

Saint Menne

  • Mémoire de saint Menne, martyr égyptien, sous le règne de Dioclétien.
  • En Belgique, en 657, saint Liévin, évêque et martyr. Disciple de saint Augustin de Cantorbéry, puis évêque en Irlande, il résigna sa charge pour prêcher l’Evangile en Flandre, où il trouva la palme du martyre.
  • À Constantinople, en 826, saint Théodore Studite, abbé, célèbre par sa sainteté et son zèle pour les saintes Images.
  • En Pologne, en 1623, saint Josaphat, évêque et martyr. Après avoir quelque temps vécu dans le monde comme un religieux, il se fit moine basilien à Vilnius et travailla à la conversion des schismatiques. Il était très zélé pour la splendeur du culte divin.

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Saint Josaphat

Sa nouvelle dignité d’archevêque de l’Eglise grecque-catholique de Polotsk Biélorussie ne change rien à son genre de vie : tout le cœur de Josaphat reste à Dieu et à la sainteté des brebis qui lui sont confiées. Il continue de mener la vie monastique qu’il embrassa en 1604 dans l’ordre des Basiliens.
« Le monachisme a depuis toujours été l’âme même des Eglises orientales. » Là où « le commandement de la charité vécue de façon concrète devient un idéal de coexistence humaine, et au sein duquel l’être humain cherche Dieu sans barrière ni obstacle ».
La charité de l’archevêque envers les malheureux est si grande qu’il fait mettre en gage son omophorion pallium pour les secourir. Par sa parole et ses écrits, Josaphat travaille sans relâche à nourrir les fidèles de la Parole de Dieu, en se mettant merveilleusement à leur portée. Ainsi instruit, le peuple se reprend à fréquenter les sacrements et les cérémonies liturgiques, et est ramené à une vie toujours plus chrétienne.
Polonais né à Wladimir dans l’ouest de l’Ukraine, de nobles parents séparés de l’Eglise de Rome, Jean Kuncewycz 1580-1623 devient en 1604 moine prenant le nom de Josaphat, puis abbé chez les Basiliens de Vilnius, dans l’Eglise ruthène uniate c’est à dire unie à Rome. Il fonda des monastères qui furent des foyers d’union entre Grecs et Latins. Le combat de la vie de Josaphat Kuncewiez est précisément pour la communion avec la chaire de Pierre et pour l’unité de l’Eglise pour laquelle le Christ pria avec tant de ferveur : « Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 17, 21). Avec grand amour et intelligence, il ne manque jamais de les défendre, de les promouvoir, de les consolider. Josaphat est un promoteur incomparable de l’unité des Eglises grecque et latine.
Nommé archevêque de Polotsk en 1617, à la frontière russe, où les tensions entre les Églises catholique et orthodoxe sont vives, ses efforts en faveur de l’unité lui valent d’être assassiné lors d’une visite pastorale à Vitebsk Biélorussie, l’apôtre de l’unité est roué à mort et jeté dans le fleuve par des ennemis de sa cause. Josaphat ne cesse jusqu’au dernier soupir d’implorer de Dieu le pardon pour ses meurtriers. Sa mort en 1623, à 43 ans, est un grand témoignage de fidélité au Christ, à l’Eglise et au successeur de saint Pierre.
Béatifié par le pape Urbain VIII Maffeo Barberini, 1623-1644, le 16 mai 1643, et canonisé par le Bienheureux Pie IX Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878, le 29 juin 1867. Il est le premier saint canonisé d’une Eglise orientale unie à Rome, en 1687.
Ses reliques se trouvent aujourd’hui sous l’autel Saint Basile, dans la basilique Saint Pierre du Vatican.