29 octobre

Saint Narcisse

  • À Jérusalem, au second siècle, saint Narcisse, évêque. Déjà octogénaire quand il remplaça saint Siméon, successeur de saint Jacques, il mourut âgé de cent seize ans, étant ainsi témoin précieux de la tradition relative aux Lieux Saints.
  • À Vienne, en Dauphiné, en 575, saint Théodore, abbé, qui fonda quatre monastères et vécut en reclus auprès de l’un d’eux.
  • Au diocèse d’Annecy, saint Germain de Montfort, prieur de Talloires, maître de saint Bernard de Menthon ; il passa quarante ans dans la solitude, et mourut vers l’an mil.
  • En Autriche, la bienheureuse Maria-Restituta Kafka, franciscaine de la Charité, et martyre. Très estimée pour son dévouement inlassable, ignorant délibérément les interdictions des autorités nazies, elle fit accrocher des crucifix dans toutes les chambres de l’hôpital. Arrêtée par la Gestapo en 1942, elle vécut une année de calvaire en prison, et monta sur l’échafaud le 30 mars 1943.

En savoir plus…

Saint Narcisse

Nous devons à Eusèbe de Césarée l’essentiel de ce que nous savons de Narcisse, trentième évêque de Jérusalem.
Né vers l’an 100 en Palestine, nous ne savons rien des cent premières années de la vie de Narcisse, mais à 100 ans, ce prêtre fut nommé évêque de Jérusalem vers 195, dans sa vieillesse, et serait mort vers 212 ou vers 222 plus que centenaire, comme saint Epiphane le prétend.
Entre autres choses, il préside le concile de Palestine avec Théophile de Césarée qui, en accord avec l’évêque de Rome fixe la date de Pâques au dimanche suivant le 14 du mois de Nizan. Lors d’une vigile pascale, l’huile venant à manquer, Narcisse ordonna de puiser l’eau. Après avoir béni l’eau, il la fit verser dans les lampes et, miracle ! l’eau s’était changé en huile.
Il est à la fois affable et ferme, ce qui ne plaît pas à tout le monde. Trois personnages dépravés le calomnient. Ils jurent qu’ils disent la vérité, sous peine, dit l’un, de mourir par le feu, d’être dévoré par la lèpre, dit l’autre, de perdre la vue, affirme le troisième. Fatigué, Narcisse quitte Jérusalem sans donner d’adresse. Et le premier vaurien brûle dans l’incendie de sa maison, le corps du deuxième n’est plus que plaies. Le dernier, terrorisé, reconnaît sa faute et pleure tant qu’il devient aveugle.
On dit aussi, le fait qu’il se fût prononcé, lors d’un concile qui eut lieu dans la ville sainte, en faveur de la liturgie pascale romaine lui valut d’être banni momentanément de son siège. Il y fut ramené par la volonté des fidèles, et se fit assister d’un coadjuteur, Alexandre, qui était évêque de Cappadoce et était venu en pèlerinage à Jérusalem en 212. Alexandre conclut une lettre par ces mots : « Narcisse vous salue. Il achève ses cent seize années et vous exhorte comme moi à être dans la concorde. »
Il mourut à l’âge de cent seize ans.