13 mars

Saint Pient

  • À Poitiers, au VIe siècle, saint Pient, évêque, qui aida sainte Radegonde à fonder son monastère.
  • Sainte Euphrasie, Vierge, au Ve siècle
  • Dans le diocèse de Saint-Dié, vers 623, sainte Macteflède, vierge ; elle fut placée par saint Romaric à la tête du monastère de Habend, où sept groupes de moniales se succédaient au choeur sans interruption.
  • À Constantinople, saint Nicéphore, évêque ; il mourut en exil, en 828, pour la défense des saintes Images.

En savoir plus…

Sainte Euphrasie

Sainte Euphrasie eut pour père Antigone, proche parent de l’empereur Théodose le Grand ; elle naquit à Constantinople en 380. Sa mère, devenue veuve l’année suivante, refusa de se remarier et se retira en Egypte avec son enfant, visitant les solitudes de la Basse-Thébaïde et distribuant dans les monastères d’abondantes aumônes. La jeune Euphrasie fut tellement édifiée de la ferveur d’un des couvents qu’elle ne voulut plus le quitter. Sa mère l’y laissa et la fillette commença dès lors une vie tout angélique de prière, d’humilité, d’obéissance et de mortification. Elle balayait le couvent, faisait les lits, tirait de l’eau pour la cuisine, s’exerçait aux plus bas travaux de la maison, tout cela avec une grande joie surnaturelle. Le démon, prévoyant les heureux résultats de sa ferveur, lui fit cruellement la guerre : d’abord par de fortes tentations intérieures, qu’elle surmonta en se mortifiant davantage et en prenant l’avis de sa supérieure ; puis par des vexations extérieures intolérables : il la jeta dans un puits, la précipita d’un troisième étage, renversa sur elle une chaudière d’eau bouillante. Aucune de ces épreuves ne vint à bout du courage d’Euphrasie. Mais l’empereur, son parent, lui rappela qu’elle avait été fiancée à un jeune seigneur à l’âge de 5 ans et qu’il était temps de contracter le mariage promis. Désolée, elle plaida si bien sa cause que Théodose lui-même s’interposa pour qu’elle pût rester au couvent. Elle continua donc sa vie religieuse jusqu’au moment de sa mort, en 410.