5 décembre

Saint Sabbas

  • À Nice, saint Bassus, évêque, qui subit le martyre pendant la persécution de Valérien, au IIIe siècle.
  • En Judée, en 532, saint Sabbas, abbé, qui lutta vaillamment contre les hérétiques et gouverna le célèbre monastère de Jérusalem qui porte son nom.
  • Dans le Berry, saint Cyran, abbé, fondateur de deux monastères, au VIIe siècle.
  • À Londres, saint Jean Almond, prêtre, martyr en 1612.
  • À Saint-Paul-hors-les-murs, en 1915, le bienheureux Placide Riccardi, moine bénédictin.

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Saint Sabbas

Ce Cappadocien (439-532) est considéré comme l’un des fondateurs du monachisme oriental. Il vécut en ermite en différents endroits de Terre Sainte avant de fonder la laure le monastère de Mar Saba, qui se dresse encore aujourd’hui au milieu du désert de Juda, entre Jérusalem et la mer Morte.
Sabas, né près de Césarée, en Cappadoce, de parents nobles et pieux, fut mis à l’âge de cinq ans, sous la tutelle d’un oncle fort méchant ; il s’enfuit et se réfugia dans un couvent. C’était la Providence qui avait conduit ses pas ; il embrassa généreusement toutes les saintes rigueurs de la vie monastique. Dix ans plus tard, le désir de visiter les lieux sanctifiés par la vie mortelle du Sauveur le conduisit à Jérusalem. Ayant fait son pèlerinage, il résolut de se fixer au milieu des célèbres anachorètes de la Palestine et vécut jusqu’à l’âge de trente ans sous la direction du saint solitaire Théoctiste. Mais il lui semblait que Dieu demandait de lui davantage, et, croyant n’avoir encore rien fait, il s’enfonça dans la solitude voisine pour y vivre seul avec Dieu.
Renfermé dans une petite grotte, il y passait cinq jours de la semaine sans prendre aucune nourriture, uniquement appliqué à la prière, au chant des psaumes et au travail manuel. Chaque samedi, il apportait au monastère qu’il avait habité, tous les paniers qu’il avait tressés, passait le dimanche avec ses frères et revenait dans son ermitage. Plus tard, il se retira sur les bords du Jourdain, où le démon le tourmenta par des spectres horribles, des hurlements affreux, des menaces, des coups, et surtout des apparitions séduisantes. Le saint, armé de la prière, remporta autant de victoires qu’il eut à livrer de combats, jusqu’à décourager son redoutable ennemi.
Sabas, toujours poussé par le désir d’une solitude de plus en plus profonde, se retira sur des rochers abrupts ; il y établit, pour monter et pour descendre, un gros câble à nœuds qui lui servait de rampe. Il lui fallait aller chercher de l’eau à deux lieues de là et de la monter sur ses épaules. Sa nourriture consistait uniquement en racines sauvages ; mais, en revanche Dieu nourrissait son âme de l’abondance de ses consolations.
Sabas fut découvert par la vue de la corde qui pendait du rocher, et dès lors sa solitude se changea en affluence énorme de pèlerins qui venaient lui demander communication des biens célestes dont il était rempli. Beaucoup demeuraient ses disciples, et il groupa dans la vallée un grand nombre de petites cellules pour les recevoir. De grands saints, attirés par la renommée de ses vertus, vinrent eux-mêmes le visiter. Il s’arrachait parfois à sa solitude, quand la gloire de Dieu le demandait, et plusieurs fois la cour de Constantinople fut édifiée de ses vertus.
Il reçut ensuite la responsabilité des monastères de Terre Sainte lorsqu’il fut nommé archimandrite supérieur. Après le concile Vatican II, comme geste œcuménique, on transféra son corps, resté intact dans la mort, de Rome à Mar Saba.