3 avril

Saint Sixte Ier

  • À Rome, saint Sixte Ier, pape, martyr en 126.
  • À Thessalonique, au début du IVe siècle, les saintes Agape et Chionie, martyres, ainsi que leur soeur Irène qui les suivit de près dans le supplice.
  • Au diocèse de Meaux, en 657, sainte Fare, vierge, fondatrice et première abbesse du monastère de Faremoutier.
  • En Asie-Mineure, en 824, saint Nicétas, abbé. Il eut beaucoup à souffrir pour le culte des saintes Images.
  • À Udine, en Vénétie, en 1884, saint Louis Scrosoppi, prêtre de l’Oratoire, fondateur de la Congrégation des Soeurs de la Divine Providence, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles.

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Saint Louis Scrosoppi

« Les pauvres et les malades sont nos patrons et représentent la personne même de Jésus Christ » disait ce prêtre de la congrégation de l’Oratoire.
Luigi Scrosoppi naît le 04 août 1804 à Udine ville italienne située dans la région Frioul- Vénétie julienne. Son père Domenico était orfèvre, sa mère Antonia était issue d’une famille aisée. Le foyer était très chrétien et très pieux, l’éducation religieuse y tenait une grande place, d’ailleurs, les deux frères, Carlo et Giovanni Battista, de Luigi devirent prêtres comme lui.
À l’âge de 12 ans il entra au petit séminaire. Et le 31 mars 1827 il reçut l’ordination sacerdotale. Il collabora à l’œuvre entrepris par son frère Carlo, qui venait en aide aux orphelins abandonnés, s’adonnant aux tâches les plus humbles, quêtant dans la rue pour l’éducation des petites filles qu’il avait rassemblées. Il consacra tous ses biens à son œuvre, ralliant aussi d’autres prêtres et des professeurs, afin d’éduquer ces enfants pour qu’ils aient une vie digne de ce nom.
C’est ainsi que naquit la Congrégations des Sœurs de la Providence, le 1er février 1837, placée sous la protection de saint Gaetano de Thienne, misant sur la tendre Providence qui n’abandonne jamais ceux qui se confient à elle.
Personnellement, il aspirait à une consécration plus totale au Seigneur. L’idéal de pauvreté et de fraternité universelle de saint François d’Assise le fascinait. Mais les événements le conduisirent dans l’Ordre de l’Oratoire, fondé par saint Philippe Néri, le chantre de la joie et de la charité. À 42 ans, en 1846, il prononça ses vœux religieux et devint Oratorien.
Luigi Scrosoppi consacra toute sa vie à son œuvre, formant les jeunes maîtresses, fondant de nombreuses maisons, étant le guide spirituel de tous et de toutes dans la plus grande humilité et l’anonymat le plus total. Non content d’avoir fondé la congrégation des Sœurs de la Providence, Luigi participait à toutes les autres œuvres du diocèse, s’occupait des séminaristes pauvres, et créait un institut de sourds-muets.
Atteint d’une grave maladie de la peau, il mourut dans la nuit du 3 avril 1884, ses dernières paroles furent « Charité, charité ! ». Tout Udine vint le voir une dernière fois et rendre hommage à sa charité.