19 avril

Saint Timon

  • À Corinthe, saint Timon, martyr, un des sept premiers diacres.
  • À Rome, en 1054, saint Léon IX, pape, célèbre par sa sainteté et ses miracles ; il travailla énergiquement à la réforme de l’Eglise.
  • En Franche-Comté, en 1164, le bienheureux Burchard, abbé, disciple chéri de saint Bernard.
  • En Italie, le bienheureux Conrad d’Ascoli, franciscain ; il prêcha l’Evangile avec succès en Afrique du Nord, enseigna la théologie à Paris et mourut en 1289.

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Saint Léon IX

Brunon d’Eguisheim Dagsburg naît le 21 juin 1002 en Alsace ou en Lorraine, son père, Hugues IV de Nordgau, est de la famille des comtes du Nordgau : sa famille se rattache aux Carolingiens de Francie occidentale et par son père aux rois de Germanie. Cadet de sa famille, il est, selon l’usage, destiné à l’Eglise et devient à 24 ans évêque de Toul.
À l’âge de cinq ans, il est confié à l’évêque Berthold de Toul pour être éduqué à l’école de la cathédrale où il se montre très doué. Il entre jeune dans le chapitre de la cathédrale. Il est marqué par la réforme de Gorze. Après la mort de son tuteur, il est rappelé à la cour par son cousin Conrad II le Salique 1024-1039, qui soutient la réforme monastique. Il est diacre en 1025. En 1026, il commande les troupes levées pour une campagne en Lombardie.
À la mort de l’évêque Hermann de Toul, alors qu’il n’a que 24 ans, il est proposé par le clergé avec le soutien de Conrad comme son successeur et le 23 mai 1026, il est consacré par l’archevêque Poppon de Trèves. Il impose à son entourage et lui-même un train de vie humble et pieux, se comportant en moine bénédictin et donnant ainsi l’exemple aux abbés de son évêché. À force d’énergie, il obtient l’assainissement moral des abbayes de son évêché.
Evêque de Toul, Bruno participe, en 1048, à la diète de Worms. Là, malgré ses protestations, on l’élit pape. Voyant qu’il ne peut échapper à ce choix, il y acquiesce à la condition que son élection soit ratifiée par le clergé de Rome, ce qui a lieu, il prend alors le nom de Léon IX.
De son pontificat date le début de la réforme de l’Eglise et la lutte pour son indépendance. Vigoureusement, il combat la simonie, l’investiture laïque, la vie peu édifiante de certains ecclésiastiques. Il condamne les erreurs de Béranger sur l’Eucharistie. Pour contenir les Normands qui ont envahi la Basse-Italie et y exercent des cruautés, le Pape à défaut de l’empereur d’Allemagne se met à la tête de quelques troupes ; son armée est défaite et lui-même fait prisonnier. Mais, frappé de la majesté du Pontife, ses vainqueurs le libèrent. Il meurt à l’âge de 52 ans en 1054. L’inscription gravée sur sa tombe montre combien il a su se faire aimer de tous : « Rome a perdu Léon, elle ne retrouvera pas un tel père. »