30 avril

Sainte Catherine de Sienne

  • Mémoire de sainte Catherine de Sienne, vierge, du Tiers-Ordre de saint Dominique, docteur de l’Eglise, et Patronne de l’Europe. Célèbre par ses austérités, ses dons mystiques et son influence sur les âmes, elle obtint le retour du Saint-Siège à Rome. Elle mourut le 29 Avril 1380.
  • Au diocèse de Toulouse, le bienheureux Raymond, cistercien, qui institua l’Ordre militaire de Calatrava, au XIIe siècle.
  • À Turin, en 1842, saint Joseph-Benoît Cottolengo, prêtre, célèbre par ses nombreuses fondations charitables et religieuses.
  • À Québec, sainte Marie de l’Incarnation. Après son veuvage, à l’âge de vingt ans, elle entre chez les Ursulines. Enflammée de zèle missionnaire, elle est envoyée au Canada, et s’y consacre à l’évangélisation des indiens jusqu’à sa mort, en janvier 1672.

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Sainte Catherine de Sienne

Catherine naquit à Sienne, dans l’Italie centrale, le 25 mars 1347, la vingt-quatrième de vingt-cinq enfants. A 7 ans, elle fit le vœu de virginité. A 12 ans, on voulut la marier, mais sur le conseil de son confesseur, elle coupa sa belle chevelure et se couvrit la tête d’un voile blanc. Ses parents la persécutèrent à cause de sa dévotion jusqu’au jour où son père la trouva en train de prier, avec une colombe planant au-dessus de sa tête. A 16 ans, Catherine put entrer chez les Sœurs de la Pénitence et dès lors fut libre de se consacrer entièrement à Jésus par la prière, la mortification, le silence, l’exercice de la charité. Elle entra dans une période de luttes violentes contre le démon, période aussi d’extases, de visions, de dialogues avec Jésus. Sur l’ordre du Maître, elle partit en missionnaire à travers le monde, escortée de toute une suite d’hommes et de femmes, de religieux et de laïques. C’est ainsi qu’elle pacifia la ville de Sienne, sa petite patrie, et qu’elle reconduisit à Rome le Pape volontairement exilé à Avignon depuis plus de soixante-dix ans. En 1375, Catherine avait reçu sur son corps les stigmates du Christ. Elle mourut le 29 avril 1380, en déclarant qu’elle donnait sa vie pour l’Eglise. Dieu avait permis que sa fidèle servante fût affreusement tourmentée par le démon et dans son corps et dans son âme. De hideux fantômes envahissaient parfois sa cellule, s’efforçant de souiller la pureté de ses yeux et de ses oreilles. Un jour, après des tentations particulièrement violentes, Jésus apparut à Catherine éplorée : « Ah ! Seigneur, lui dit-elle, où étiez-vous quand ma pensée était poursuivie par ces ignobles images ? — J’étais dans ton cœur, ma fille, répondit le divin Maître, et j’étais ravi de la fidélité que tu me gardais pendant ce douloureux combat. »