24 mars

Sainte Catherine

  • En Suède, sainte Catherine, vierge, fille de sainte Brigitte. Elle vécut d’abord dans le mariage, y conservant la virginité avec son époux, puis suivit sa mère à Rome et, après sa mort, rapporta son corps en Suède au monastère de Vadstena, où elle mourut en 1381.

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Sainte Catherine

La vie de sainte Catherine Ulfsdotter, née en 1322, est étroitement liée à celle de sa mère, sainte Brigitte Birgersdotte, patronne de la Suède, célèbre pour ses Révélations. Ulf Gudmarsson, son père, est laagman, à la fois gouverneur et homme de droit. Sa famille, une des plus riches et nobles du pays, fut appelée à des fonctions importantes à la Cour.
La fille devait être l’émule, sinon l’égale de sa mère, par ses vertus comme par les lumières qu’elle reçut du Ciel. On vit Catherine, encore au berceau, repousser une nourrice de vie coupable et ne point vouloir de son lait. Le démon la poursuivit dès sa plus tendre enfance, prenant la forme d’un taureau pour l’épouvanter et s’acharnant sur son corps frêle et délicat.
Stockholm est depuis peu la capitale du Royaume, et Uppsala un centre important de l’Eglise de Suède, où le christianisme s’est développé à partir du 9ème siècle, à la suite des invasions vikings, quand les chefs des grandes familles scandinaves se convertirent.
Elevée en l’abbaye de Bisberg, Catherine aurait aimé consacrer sa vie à Dieu, mais elle est mariée de force à un fervent chrétien, le seigneur Edgar Lydersson ; elle le convainc de vivre en frère et sœur. Elle perd son bon époux vers 1350, alors que la jeune femme a rejoint sa mère, qui, veuve depuis peu, vit à Rome.
Dans la Ville éternelle, durant vingt trois ans, la mère et la fille poursuivent une vie très recueillie, s’infligeant des mortifications difficilement compréhensibles aujourd’hui. Brigitte meurt au retour d’un pèlerinage qu’elle avait fait en Terre sainte avec sa fille, en 1372-1373. Catherine transporte en Suède la dépouille mortelle de sa sainte mère ; elle est reçue en triomphe. Brigitte est ensevelie au couvent de Valdstena où, sans prononcer de vœux fonda l’Ordre du Saint Sauveur ou Brigittines et posa la première pierre d’un monastère, qui rassembla dès le début une soixantaine de religieuses.
Après un nouveau séjour à Rome pour obtenir la reconnaissance des religieuses de l’Ordre du Très Saint Sauveur, et pour la cause de la canonisation de sa mère. Celle-ci n’aura lieu qu’en 1384, trois ans après la mort de Catherine.
Catherine se retire dans cette fondation de Valdstena, où elle est abbesse jusqu’à sa mort à l’âge de 50 ans environ, en 1381. On raconte qu’entre ce jour jusqu’à celui de sa sépulture, une étoile brilla jour et nuit sur le monastère. Catherine a laissé, en sa langue maternelle, un livre manuscrit intitulé Consolation de l’âme composé de maximes tirées de l’Ecriture et des traités de piété.