23 janvier

Sainte Emérentienne

  • Mémoire de sainte Emérentienne, vierge. À Rome, au IVe siècle, les païens la lapidèrent comme elle priait sur le tombeau de sainte Agnès, sa soeur de lait.
  • En Egypte, vers 290, saint Asclas, martyr, qui refusa de sacrifier aux idoles.
  • À Alexandrie, au VIIe siècle, saint Jean l’Aumônier, patriarche de cette ville, célèbre par sa charité.
  • En 667, à Tolède, saint Ildefonse, évêque, défenseur contre les hérétiques de la virginité de la Mère de Dieu.

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Sainte Emérentienne

« Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. » Rome, fin du 3ème siècle : depuis 284, se déchaîne contre les chrétiens la persécution de Dioclétien.
Un jour, lors des exécutions, une enfant de 12 ou 13 ans, Agnès, décide de se rendre sur la place publique pour proclamer sa Foi : « Tant de chrétiens apostasient ! » Elle défie la vigilance de ses aînées et quitte sa maison. Très vite arrêtée, elle est mise à l’épreuve et exécutée, toute jeune martyre.
Bientôt, de nombreux fidèles se rassemblent sur son tombeau. Parmi eux se trouve une enfant, Emérentienne. Fille de la nourrice de sainte Agnès, elle vient se recueillir auprès de sa sœur de lait. Sa mère, autrefois esclave, a été affranchie par les parents d’Agnès, et les deux petites filles, contemporaines, ont grandi ensemble.
Emérentienne, encore catéchumène, s’adresse avec confiance à sa jeune maîtresse : « Agnès, toi qui es restée ferme dans la Foi, joyeuse du don total de toi, amie de Jésus, petite enfant bien-aimée du Père, apprends-moi à mieux aimer et à connaître Jésus ! »
Les païens se rendent compte que les chrétiens se rassemblent auprès de leurs martyrs. Un jour, ils les dispersent à coup de pierres. Emérentienne, fidèle, ne s’enfuit pas, mais demeurent dans le voisinage du tombeau, debout, vigilante. Alors, elle est lapidée et meurt là, en priant, baptisée dans son propre sang. La nuit venue, les parents d’Agnès l’ensevelissent près de leur fille.
Ces deux « sœurs » liées d’amitié dans l’existence s’unissent dans l’Eternité pour intercéder pour nous auprès du Père. Elles reposent aujourd’hui ensemble dans la basilique Saint-Agnès à Rome. Parce que la vocation d’Emérentienne fut de veiller, ferme dans la Foi, de manière humble et cachée, elle est chère au cœur des carmes, qui ont introduit son culte en Anjou dès le 13ème siècle. Cette toute jeune fille généreuse et discrète ressemble étonnamment à une autre enfant du Carmel : Thérèse de l’Enfant-Jésus.
le Père carme Marie Eugène de l’Enfant Jésus 1894 – 1967 nourrissait une profonde dévotion envers Emérentienne et lui a d’ailleurs dédié une chapelle à l’Institut Notre-Dame de Vie, à Venasque Vaucluse, institut séculier dont il fut le fondateur.